Le coup d’envoi d’une formation de dix jours pour 55 jeunes passionnés de photographie a été donné à Conakry, le lundi 1er septembre 2025. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de plusieurs figures importantes du monde des arts et de la culture en Guinée, notamment les directeurs généraux de l’Office National de la Formation Professionnelle et du Perfectionnement (ONFPP), de l’Office National de Promotion de l’Artisanat (ONPA), de l’Office National du Cinéma, de la Vidéo et de l’Image (ONACIG), ainsi que le directeur général adjoint du Fonds de Développement des Arts et de la Culture (FODAC).
Intitulée « De la photo prestation à la photographie d’expression », la formation est dirigée par Yann Paterne Tohon, expert en photographie. Elle est le fruit d’une initiative conjointe de Sânsi Hub et financée par l’office National de Formation et de Perfectionnement Professionnels (ONFPP).
Cheik Alpha Ibrahima Camara, directeur exécutif de l’incubateur, a précisé les objectifs de cette formation. Il a expliqué que cette initiative vise à permettre aux photographes guinéens « d’acquérir de nouvelles compétences, d’élever leur niveau en termes de production d’images de qualité, mais aussi de les amener à penser comme des entrepreneurs évoluant dans les industries culturelles et créatives. » Il a également souligné que la formation serait intensive, avec seulement deux jours de théorie et le reste du temps consacré à la pratique.
Camara a aussi évoqué les perspectives d’avenir pour les participants : « Nous sommes actuellement en négociation avec quatre entreprises pour voir dans quelle mesure elles peuvent accueillir certains bénéficiaires en stage. Nous cherchons également à les associer à certains événements en tant que bénévoles photographes, afin qu’ils puissent peaufiner leurs pratiques. » Un projet d’exposition des travaux des participants est également à l’étude.
Mohamed Lamine Keïta, directeur de l’ONFPP, est revenu sur l’importance de ce programme de perfectionnement. Il a souligné que l’objectif de son institution est d’améliorer le quotidien des professionnels en les aidant à « devenir autonomes et renforcer leur capacité d’insertion socio-professionnelle », conformément à la politique gouvernementale de formation continue et d’employabilité des jeunes.
Pour sa part, Amara Traoré, directeur général de l’ONACIG, a exprimé son soutien à cette initiative, car elle permettra de former « des photographes professionnalisés qui vont sortir de cette formation, mais aussi prêts à être entrepreneurs. » Il a rappelé que, bien que la photographie soit une passion en Guinée, elle est souvent peu professionnalisée. Pour l’ONACIG, qui a pour mission de promouvoir ce domaine, il était donc essentiel d’accompagner ce projet pour faire des photographes « les piliers de notre identité culturelle. »
Au terme de ces dix jours, les jeunes photographes sortiront ainsi avec un double atout : des compétences techniques renforcées et une vision entrepreneuriale, les préparant à devenir des acteurs clés des industries culturelles et créatives en Guinée.
Aboubacar Fodé Bangoura









