Le monde du sport en République du Congo est en état de choc. La justice a tranché dans l’affaire de corruption qui minait la Fédération Congolaise de Football (FECOFOOT) : l’ancien président, Jean‑Guy Blaise Mayolas, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.
Le verdict est sans appel. L’ancien dirigeant a été reconnu coupable d’avoir orchestré le détournement de plus d’un million de dollars. Ces subventions, versées par la FIFA, étaient pourtant cruciales pour le développement du sport national, particulièrement durant la crise du COVID-19.
Les projets sacrifiés par cette fraude incluent :
Le développement du football féminin.
La construction d’un centre d’entraînement national.
L’enquête a mis en lumière un réseau complexe impliquant des sociétés écrans pour blanchir l’argent détourné. Les chefs d’accusation retenus sont accablants :
Blanchiment de capitaux.
Faux et usage de faux.
Prise illégale d’intérêts.
La sentence frappe également l’entourage immédiat de l’ex-président. Le tribunal a prononcé la prison à vie pour :
Lionel Mayolas (son fils).
Catherine Marie Nandiba.
Ngouassika Boula Dasylva Horjeancine.
D’autres cadres de la fédération n’ont pas échappé à la justice, bien que leurs peines soient plus légères : l’ancien secrétaire général, Badji Mombo, et l’ex-trésorier, Raoul Kanda, écopent de cinq ans de prison ferme.
Ce verdict marque la fin d’une ère mais laisse la FECOFOOT dans un état de vulnérabilité extrême. Avec une direction décimée par les condamnations, l’institution doit désormais entamer une refonte totale de sa gouvernance.
Au-delà des peines de prison, c’est un défi immense qui attend le football congolais : restaurer sa crédibilité auprès des instances internationales et, surtout, redonner espoir aux athlètes qui ont été les premières victimes de ces malversations.
La rédaction




