Le reggae man ivoirien, Ismaël Isaac, peaufine actuellement les préparatifs de la célébration de ses 40 ans de carrière. L’événement, point d’orgue d’une vie dédiée au rythme binaire, est attendu pour le 7 novembre 2026 au Parc d’Exposition d’Abidjan.
Actif sur la scène musicale depuis 1986, le « Gangaba de Treich » entend immortaliser ces quatre décennies d’aventure aux côtés de ses compagnons de la première heure : ses producteurs ainsi que ses fidèles fans, dont le soutien constant de 1986 à 2026 couronne aujourd’hui quarante ans de carrière.
Ce jubilé sera l’occasion pour le « fils de Treichville » de revisiter une discographie riche et engagée. De l’emblématique Tchilaba (1986) à Je reste (2014), en passant par les incontournables Yatiman (1989), Rahman (1990) ou encore Taxi Jump (1993), c’est tout un pan de l’histoire du reggae africain qui résonnera en novembre prochain.
L’ascension d’Ismaël Isaac prend racine à la fin des années 70, entre influences funk et l’onde de choc causée par le décès de Bob Marley. Inspiré par l’éclosion d’Alpha Blondy, le jeune Issiaka se forge une identité sous le nom d’Ismaël Isaac. Sa persévérance finit par payer lorsque le célèbre arrangeur Georges Kouakou le repère dans les couloirs de la RTI. Propulsé par l’émission Première Chance de Roger Fulgence Kassy, il entame une ascension fulgurante.
Malgré les épreuves, notamment la perte tragique de son compagnon de route Ousseine Keita, l’artiste ne renonce pas. Sous l’aile de producteurs visionnaires comme Koné Dodo et Ibrahima Sylla, il conquiert le marché international. Signature chez Island Records, collaborations avec les plus grands musiciens mandingues et panafricains (Cheick Tidiane Seck, Étienne M’Bappé) : Ismaël Isaac a su moderniser le reggae ivoirien tout en préservant son authenticité, comme en témoignent les succès de Treich Feeling ou Black System.
Plus qu’un simple concert, ce rendez-vous du 7 novembre s’annonce comme une communion intergénérationnelle, prouvant que quatre décennies plus tard, la voix du « Gangaba » n’a rien perdu de sa superbe ni de sa force de combat. Le rendez-vous est pris : Treichville s’apprête à faire vibrer tout Abidjan.
Aboubacar Fodé Bangoura




