Sacrée championne de la 6ᵉ édition du concours sous-régional d’Art Oratoire O Féminin (CAOF) tenu au Togo, la Guinéenne Véronique EDO est revenue à Conakry ce mercredi 26 novembre 2025. Accueillie avec les honneurs à l’aéroport Ahmed Sékou Touré, elle dédie sa victoire à la jeunesse guinéenne et appelle les jeunes filles à croire en elles.
À l’aéroport international Ahmed Sékou Touré, la championne du CAOF a bénéficié d’un accueil à la hauteur du prestige de la compétition, qui a réuni huit pays de la sous-région : le Togo (pays hôte), le Niger, le Burkina Faso, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Bénin et la Guinée.
À sa descente d’avion, Véronique EDO a exprimé son émotion et sa fierté de représenter la Guinée. Elle dédie sa victoire à la jeunesse guinéenne, en particulier aux jeunes filles, qu’elle encourage à croire en leur potentiel malgré les obstacles.
Ayant franchi six étapes exigeantes, dont la dernière au Togo, elle confie :
« Le chemin n’a pas été simple, mais j’ai tenu bon. Ce n’est pas la fin. Ce n’est que le début d’une grande aventure. »
Son engagement, dit-elle, s’est nourri de son attachement aux réalités du pays et de son désir de mettre en lumière la force, les défis et le leadership des jeunes filles guinéennes.
Pauline, initiatrice du concours en Guinée, s’est réjouie du parcours de la lauréate. Lancé en avril au niveau national, le projet a abouti à une finale le 27 septembre à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, où Véronique s’est distinguée.
« Elle a confirmé son talent, étape après étape. Elle n’est pas une candidate ordinaire », souligne-t-elle.
La marraine de cette première édition a également salué une performance « exceptionnelle », marquée par une diction maîtrisée, une audace remarquable et une présence scénique affirmée. Elle appelle à faire de ce concours une véritable institution nationale, offrant un espace d’expression aux jeunes filles souvent confrontées à des réalités tues.
« Elles portent parfois en silence des fardeaux dont elles n’osent parler. Ce concours leur offre une voix. La Guinée de demain, ce sont elles », affirme-t-elle.
Aboubacar Fodé Bangoura




