De la scène underground aux dorures du pouvoir, Balendra Shah, alias « Balen », a été officiellement nommé Premier ministre du Népal le vendredi 27 mars dernier.

L’icône de la jeunesse népalaise ne fait rien comme les autres. À 35 ans, celui qui arbore éternellement des lunettes noires a marqué sa prise de fonction par un coup d’éclat culturel : la sortie, la veille de sa nomination, du clip « Jay Mahakaali ». Véritable hymne à l’unité nationale, le titre a foudroyé les compteurs avec plus de 2 millions de vues en quelques heures.

Porté par la victoire du Parti national indépendant (RSP) le 5 mars dernier, cet ancien maire de Katmandou incarne l’espoir d’une « Génération Z » lassée par la corruption et l’immobilisme. Mais derrière l’image du rappeur providentiel, le défi est immense. Entre une économie atone et un manque d’expérience politique, Balen devra prouver que son style anticonformiste peut survivre à l’exercice du pouvoir.

Scruté de près, il hérite d’un pays sous tension, marqué par les récentes conclusions d’une enquête sur la répression des manifestations passées. Pour le nouveau chef du gouvernement, le plus dur commence : transformer le « flow » de ses promesses en une réalité politique durable.

La redaction