Le monde de la culture ivoirienne est sous le choc, mais désormais fixé. Ce mardi 27 janvier 2026, le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau a rendu son verdict dans l’affaire opposant le ministère public à l’humoriste Amani Koffi Mathieu, plus connu sous son nom de scène Ramatoulaye DJ.

L’artiste a été condamné à :

15 jours de prison ferme ;

Trois mois d’emprisonnement assortis du sursis ;

Une amende de 500 000 FCFA.

Tout bascule le 10 janvier dernier. Dans l’effervescence douloureuse de la CAN 2025 au Maroc, marquée par l’élimination des Éléphants face à l’Égypte (3-2), une vidéo devient virale sur la toile. On y voit Ramatoulaye DJ, emporté par l’émotion de la défaite, piétiner un maillot arborant les couleurs nationales.

Ce qui se voulait peut-être un excès de passion déçue a immédiatement été requalifié par la justice en outrage à l’emblème national et profanation du drapeau. Écroué depuis le 13 janvier au Pôle pénitentiaire d’Abidjan (ex-MACA), l’humoriste n’aura pas réussi à éviter la détention, malgré un acte de contrition publique.

Le 12 janvier, sentant le vent tourner, l’humoriste s’était pourtant fendu d’une vidéo d’excuses, s’agenouillant devant la Nation pour solliciter la clémence des autorités. Un cri du cœur soutenu par son épouse, Bibiche, qui a multiplié les appels au pardon. Si le tribunal a semble-t-il tenu compte de ces regrets, la sentence se veut pédagogique.

Cette condamnation dépasse le simple cas de Ramatoulaye DJ. Elle sonne comme un rappel à l’ordre pour l’ensemble des créateurs de contenus et figures culturelles de Côte d’Ivoire.

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