La Direction Générale en charge des droits d’auteur a procédé, ce vendredi 10 avril 2026, à la présentation officielle de sa nouvelle infrastructure numérique. La cérémonie a été présidée par Moussa Moïse Sylla, ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat.
Dans une volonté affirmée de moderniser la gestion des droits d’auteur en République de Guinée, ce projet marque un tournant décisif vers la transparence et l’efficacité au service des créateurs. Cette transformation digitale s’articule autour de trois solutions majeures :
Un site web institutionnel : Véritable vitrine du Bureau guinéen du droit d’auteur, ce portail offre une accessibilité accrue aux informations, aux textes de loi et aux services administratifs.
Une application de gestion des œuvres et des auteurs : Cet outil permet une immatriculation simplifiée, un suivi en temps réel du répertoire national et une gestion optimisée des redevances pour les artistes.
Une application de gestion des visas d’importation : Destinée au cordon douanier, cette solution automatise les demandes de visa liées à la rémunération pour copie privée, sécurisant ainsi les recettes destinées aux ayants droit.
Le ministre Moussa Moïse Sylla s’est réjoui de cette avancée technologique qui place la Guinée parmi les leaders africains en matière de protection numérique de la propriété intellectuelle.
« Je suis heureux de vous annoncer que, pour le compte de l’exercice 2025, le Bureau guinéen du droit d’auteur BGDA a collecté un montant global de( 13 639 341 196 Gnf) treize milliards six cent trente-neuf millions trois cent quarante un mille cent quatre-vingt-seize GNF, prêt à être réparti entre les ayants droit », a précisé Moussa Moïse Sylla.
S’agissant de la répartition, le ministre a indiqué un calendrier rigoureux qui s’étendra du 13 avril à décembre 2026. Il a ajouté :
« permettez-moi à présent de m’attarder sur un moment que je qualifierai historique qui est le paiement effectif des droits d’auteur issus de l’exploitation du catalogue Syliphone de 108 000 euro au titre des redevances de droits d’auteur en souffrance ».
Facely Diawara




