Dix ans après la disparition de l’icône de la rumba congolaise, la capitale de la République démocratique du Congo se mobilise. Du 18 au 24 avril, le festival « Que Viva Papa Wemba » rendra un hommage vibrant à celui qui fut le roi de la forêt et le maître incontesté de la Sape.
Le coup d’envoi des festivités sera placé sous le signe de l’élégance avec la « Nuit de la Sape » au Pullman Hôtel. Ce rendez-vous prestigieux verra s’affronter les plus grands esthètes lors d’un concours de style, marqué par une annonce exceptionnelle : la maison J.M. Weston dévoilera une paire de chaussures exclusive, conçue spécialement en hommage à l’artiste.
Parallèlement à ces festivités mondaines, le cœur historique du mouvement battra dans la commune de Kalamu. Le mythique village Molokai redeviendra l’épicentre de la culture populaire avec une série de concerts et de performances artistiques rendant hommage au talent multidimensionnel de l’illustre disparu.
Le point d’orgue de l’événement se tiendra le 24 avril, date anniversaire du décès de l’artiste. Cette journée sera marquée par une forte charge symbolique avec l’inauguration du nouveau village Molokai. En complément, l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa accueillera diverses activités culturelles pour pérenniser son œuvre.
Il est à noter que cette date revêt désormais une dimension continentale, ayant été officiellement consacrée « Journée de la rumba » par l’Union africaine, confirmant ainsi l’influence planétaire de Papa Wemba.
Porté par une volonté de valoriser le patrimoine immatériel de la RDC, le festival bénéficie du haut patronage du président Félix Tshisekedi. Pour les autorités locales et nationales, cet événement ne se limite pas à la nostalgie ; il s’agit d’un levier stratégique pour affirmer le rayonnement culturel du Congo sur la scène internationale.
Une décennie après avoir tiré sa révérence sur scène, Papa Wemba demeure plus que jamais une figure tutélaire, au croisement de la musique, de la mode et de l’identité africaine.
Aboubacar Fodé Bangoura




