Face aux critiques dénonçant des irrégularités dans le processus de validation des candidatures pour les prochaines élections législatives et communales, la Direction Générale des Élections (DGE) a rompu le silence. Cet après-midi, Djenab Touré, Directrice Générale de l’institution, entourée de son adjoint et de son conseiller juridique, a tenu une conférence de presse pour apporter des clarifications techniques et juridiques.

L’objectif de cette sortie médiatique était de justifier le rejet de certaines listes, notamment celles du FRONDEG d’Abdoulaye Héro Baldé et du Bloc Libéral (BL) de Dr Faya Millimono. Selon Djenab Touré, les griefs portés par ces formations politiques ne sont que la conséquence de leur propre méconnaissance — ou non-respect — des exigences du Code électoral guinéen.

« Les anomalies soulevées par ces partis ont été provoquées par leur non-respect des procédures légales », a-t-elle martelé.

Le cas du Bloc Libéral : Absence de caution

Pour étayer ses propos, la Directrice Générale a pris l’exemple précis du Bloc Libéral. Elle a révélé le contenu d’un courrier envoyé par le parti le 8 avril, soit cinq jours après la clôture officielle des dépôts.

Clôture des dépôts : 3 avril à minuit.

Constat : À la date butoir du 9 (date limite pour le versement de la caution), le BL n’avait fourni aucune preuve de paiement.

Conséquence : Rejet automatique de la liste.

« Vous écrivez un courrier le 8 pour demander l’acceptation de dossiers déposés le 3, mais sans avoir versé de caution. Sans caution, votre liste est rejetée. Qui est réellement dans l’irrégularité ? » s’est-elle interrogée devant la presse.

L’intervention a pris une tournure plus politique lorsque Djenab Touré a évoqué la direction interne du Bloc Libéral. Documents à l’appui, elle a affirmé que Dr Faya Millimono n’était plus, juridiquement, le représentant légal du parti suite à un récent congrès.

Selon le procès-verbal en possession de la DGE, la main aurait été passée à un nouveau président, Oumar Sanoh.

« Vous avez démissionné et passé la main. Selon les textes, vous ne devriez plus parler publiquement au nom de ce parti, même en tant que président d’honneur. C’est Oumar Sanoh qui doit conduire le BL », a conclu la Directrice Générale.

Cette mise au point de la DGE vise à clore le débat sur la transparence du processus de réception des candidatures, en renvoyant les partis contestataires à leurs responsabilités administratives.

La rédaction