En séjour au bercail depuis quelques jours, la Miss Guinée Canada 2025, Rose Wido Haba, mène des activités humanitaires et éducatives à l’orphelinat « Dieu est amour ». Cette démarche s’inscrit dans le cadre de son projet baptisé « Éclairer le chemin de nos enfants ».

Comme annoncé dès son arrivée à Conakry, la reine de beauté est allée à la rencontre des pensionnaires de l’établissement situé à Kaporo, les 24 et 25 août 2026. Deux journées d’échanges rythmées par des ateliers pédagogiques et des élans de solidarité. L’initiative s’est conclue par la remise de livres et de satisfecits aux participants, ainsi que par le don d’une enveloppe financière à la fondatrice du lieu, Mamie Guilavogui.

À cette occasion, la Miss Guinée Canada 2025 a tenu à rappeler le sens de sa démarche : « Je viens présenter ma couronne, mais je suis également porteuse d’un projet très important axé sur l’éducation. Nous avons lancé le projet pilote au sein de cet orphelinat. »

Pour la souveraine, le titre implique un engagement concret : « Être Miss, ce n’est pas juste de la beauté. Ça vient avec du cœur, de l’intelligence et tout changement qu’on peut apporter », a-t-elle souligné.

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Loin des clichés des concours de beauté, sa démarche prend racine dans une ambition sociale marquée : démocratiser l’accès au savoir pour les enfants démunis. Inspirée par les programmes éducatifs qui ont jalonné son parcours canadien souvent onéreux ou hors de portée pour la jeunesse locale, l’ambassadrice entend importer ces outils pédagogiques au cœur des quartiers défavorisés de Conakry.

Éprouver la viabilité de son modèle en l’implantant d’emblée dans un établissement aux moyens très limités relève d’un choix stratégique. Pour Rose Wido Haba, la logique est imparable : si la formule réussit à porter ses fruits dans un contexte aussi précaire, son déploiement à plus grande échelle à travers le pays n’en sera que plus fluide et crédible.

Pour bâtir un modèle pérenne, la jeune femme entend fédérer une chaîne de solidarité transversale, articulée autour de mécènes, d’ONG et de dons citoyens en fournitures scolaires. « Il faut commencer avec la visibilité, pour vraiment montrer que le projet ne vient pas de nulle part. C’est un projet qui va continuer et va vraiment aider les gens », insiste-t-elle.

De son côté, Mamie Guilavogui n’a pas caché sa gratitude face à cette approche immersive : « Elle n’est pas venue seulement pour prendre nos images, mais elle est venue vraiment pour connaître nos besoins et pouvoir avoir quelque chose peut-être demain pour nous. »

Ce tout premier voyage en Guinée pose ainsi les jalons d’un engagement appelé à s’inscrire dans la durée. En choisissant d’ancrer le lancement de son projet humanitaire et éducatif sur le terrain, Rose Wido Haba donne une orientation concrète à son mandat, au-delà de la représentation institutionnelle.

Aboubacar Fodé Bangoura