En prélude à la prochaine édition des 72 Heures de la Terre Guinéenne, prévue en octobre à Kankan, une semaine de formation intensive vient d’être lancée dans la ville, réunissant 50 participants à la Bibliothèque Lansinè Williams. Cette formation constitue la première étape concrète des préparatifs de l’événement.

Portée par Racines Communication, avec l’appui technique de l’ONFPP (Office National de Formation et de Perfectionnement Professionnels), cette initiative marque le coup d’envoi des préparatifs. Elle vise à renforcer les capacités des acteurs de la chaîne de valeur de l’igname, en amont du grand rendez-vous prévu au mois d’octobre 2026.

Pour Mamadou Saliou Bah, commissaire général des 72 Heures de la Terre Guinéenne, cette formation traduit une volonté claire : « Ne pas limiter l’événement à trois jours de festivités, mais l’inscrire dans une dynamique durable. Il était important pour nous de commencer en amont par des actions concrètes de renforcement de capacités », explique-t-il, précisant que l’ambition est aussi de faire de cette édition un espace de réflexion et de mise en relation entre producteurs, organisations professionnelles et partenaires techniques.

Sur le terrain, les participants saluent l’initiative. Mariam Camara, l’une des bénéficiaires, témoigne : « Cette formation nous permet d’acquérir de nouvelles connaissances et surtout de mieux comprendre les différentes étapes liées à la production et à la valorisation de l’igname. »

Du côté de l’ONFPP, M. Koné, point focal à Kankan, insiste sur l’utilité concrète de l’accompagnement : « Nous souhaitons que les connaissances acquises puissent être effectivement utilisées sur le terrain », a-t-il souhaité.

Au programme : l’édition d’octobre, entièrement consacrée à la filière igname, proposera des formations, des panels, des rencontres entre acteurs, des expositions-ventes et des espaces de promotion des produits agricoles locaux, avec pour ambition de placer l’agriculture et le monde rural au cœur des débats sur le développement économique et la sécurité alimentaire en Guinée.

Facely Diawara