« Prison Invisible » est le titre du nouvel ouvrage de l’écrivain et magistrat Saikou Amadou Diallo. Cette œuvre littéraire a été dédicacée, ce samedi 3 octobre 2026, dans la salle de conférence de l’Université Nongo Conakry.

À cette occasion, la cérémonie a enregistré la présence de la famille de l’auteur, de ses amis et de ses collaborateurs, magistrats, avocats, greffiers, tous venus braver la pluie pour lui témoigner leur soutien.

« Prison Invisible » est le deuxième livre de Saikou Amadou Diallo, après « Parcours d’un combattant », paru en 2024. Édité en France par les éditions Baudelaire, cet ouvrage puise sa force dans les enseignements coraniques, philosophiques et spirituels.

« C’est un livre qui parle de la maîtrise de soi, de la maîtrise de ses émotions, notamment de la colère, de l’ego, du stress, de la jalousie et du regard des autres, pour aboutir à la paix intérieure », explique l’auteur.

Selon lui, chacun de nous porte des fardeaux invisibles : « Nous marchons en disant parfois que tout va bien. Pourtant, si un miroir pouvait refléter les chagrins et les soucis que nous vivons au quotidien, les gens verraient que nous n’allons pas bien. C’est pour permettre à chacun de se battre et de devenir maître de ses émotions, au lieu d’en être l’esclave, que j’ai écrit ce livre. »

Pour Saikou Amadou Diallo, l’écriture et la toge ne sont pas incompatibles. « En 2024, j’ai sorti mon premier ouvrage, Parcours d’un combattant, et deux ans plus tard, nous voici en 2026 avec Prison Invisible. Beaucoup de personnes commencent un livre, mais peu le terminent. Écrire demande de la concentration, des sacrifices et du temps. Je n’aime pas faire les choses à moitié », confie-t-il, annonçant par la suite une pause littéraire pour se consacrer à d’autres objectifs professionnels et personnels.

L’auteur tient également à saluer l’implication de ses soutiens : « Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, a eu l’immense courtoisie de préfacer cet ouvrage. C’est un honneur et un privilège d’être publié par une grande maison française comme Baudelaire, tout comme c’est un privilège de voir le public et la presse braver la forte pluie pour illuminer cet instant historique. »

La cérémonie s’est achevée par la séance de dédicace proprement dite, offrant aux nombreux présents l’occasion de repartir avec leur exemplaire de cet ouvrage préfacé par le Garde des Sceaux.

Aboubacar Fodé Bangoura