Vous vous bousculez au portillon du profil Facebook de Guillaume Bangoura comme on se presse au comptoir des rancœurs grégaires.
Alors, Messieurs les consumés par le dépit et la jalousie, sachez qu’imputer à la seule personne de Mme Djénabou Touré Camara l’entière responsabilité des arbitrages d’une transition politique relève d’une double faillite, intellectuelle et morale. C’est le propre des esprits indigents que de chercher un bouc émissaire à la mesure de leur propre nanisme politique.
Faute de pouvoir peser sur la trajectoire de l’Histoire, vous tentez maladroitement de cristalliser un processus institutionnel et systémique autour d’une seule figure pour nourrir vos libelles de caniveau.
rappelait cette vérité universelle sur les femmes en déclarant que lorsqu’elles occupent des postes de haute responsabilité, elles apportent une éthique de gestion et une rigueur que la politique des hommes, souvent corrompue par l’ambition aveugle, tend trop souvent à sacrifier.
En droit public, la présomption de régularité et d’intégrité demeure entière. Jusqu’à preuve contraire formellement rapportée devant une juridiction républicaine, et non dans vos salons de bavardage, Mme Djénabou Touré Camara demeure une haute fonctionnaire émérite ayant assumé des responsabilités d’une lourdeur historique dans un moment d’une sensibilité extrême pour la Nation.
Saluer l’engagement de ceux qui acceptent de porter ces dossiers complexes, c’est défendre l’idée qu’un État digne de ce nom fonctionne avec des serviteurs publics qui assument leurs charges, et non avec des boucs émissaires commodes inventés pour soulager la frustration de politiciens ratés.
Avant d’ériger des échafaudages pour condamner, alignons les faits pour juger. Car sur le terrain des faits, Mme Djénabou Touré Camara a réalisé ce que peu d’hommes osent : tenir fermement la ligne de la rigueur administrative et légale quand la tempête politique cherchait des exécutants silencieux ou des coupables idéaux.
Winston Churchill affirmait avec ironie que lorsqu’il regardait ses cavaliers, il se réjouissait de savoir que chacun d’eux avait un ennemi.
De même, dans son essai sur Villemain, l’illustre Victor Hugo nous enseigne que la présence d’ennemis est l’histoire naturelle de tout homme qui a posé une action grande ou créé une idée neuve, ajoutant qu’ils sont le texte même de la gloire, la preuve irréfutable que l’on a combattu et que l’on a pensé.
Si stabiliser les institutions électorales, assainir le fichier et organiser de main de maître les scrutins de 2025 signifie être une « fossoyeuse » dans votre jargon d’analphabètes politiques, alors notre démocratie manque cruellement de bâtisseuses de sa trempe pour creuser enfin les fondations du droit.
Allez-y, jaloux de tous bords, étouffez dans votre propre venin et continuez de jaser !
L’histoire universelle, elle, retiendra le nom de Mme Djénabou Touré Camara, la grande bâtisseuse de l’administration électorale guinéenne.
Vos insultes n’écriront jamais l’histoire ; ses réalisations l’ont déjà gravée dans le marbre des institutions.
Et ce, jusqu’à preuve du contraire.
Foromo Camara




