Après deux jours d’échanges riches et passionnants autour du thème « L’épopée de la culture guinéenne », le colloque scientifique a fermé ses portes ce vendredi 23 octobre au Musée national de Sandervalia. Conakry a ainsi été, du 22 au 23 octobre 2026, le carrefour de la réflexion culturelle guinéenne.

L’événement a réuni un parterre diversifié de spécialistes de la culture, de chercheurs, d’enseignants-chercheurs, d’acteurs des médias et d’artistes. La rencontre a également enregistré la participation d’invités venus de la Côte d’Ivoire et du Sénégal, tous animés par la volonté d’échanger autour de la mémoire et de l’histoire culturelles de la sous-région.

Initiée par la structure Select Com, cette démarche vise un objectif clair : documenter et transmettre aux jeunes générations le patrimoine et l’histoire culturels de la Guinée, avant et après son indépendance.

À l’issue des travaux, Jean-Baptiste Williams, de Select Com, a tiré un bilan très positif tout en rappelant la portée d’une telle initiative :

« J’espère que nos espoirs ont été atteints, puisque vous savez, une épopée, elle ne vit pas deux jours. Mais on a essayé de ramasser, comme c’est une première, on a touché à plusieurs aspects de la culture guinéenne. Nous avons été très heureux de voir que vous êtes venus massivement suivre les deux jours du donner et du recevoir. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce rendu qui a été fait par des éminents hommes de culture, spécialistes de la chose, qui ont pu donner ce qu’ils avaient à donner. Notre travail, c’est d’assurer ce rendez-vous du donner et du recevoir, afin que plusieurs personnes s’accaparent de notre riche et belle culture. »

Projetant déjà l’avenir, il a réaffirmé l’engagement de la structure à pérenniser l’événement :

« Ce n’est qu’une première, nous promettons de revenir encore chaque fois que besoin sera là, afin d’éclairer la lanterne des plus jeunes que nous, parce que nous aussi, nous avons reçu des aînés, et à nous de transmettre. »

Interrogé sur la mission dévolue au comité scientifique, composé notamment d’enseignants et de chercheurs de l’Institut Supérieur des Arts Mory Kanté de Dubréka (ISAMK), Jean-Baptiste Williams a précisé les étapes à venir :

« Ils savent exploiter tout ce que nous donnons pendant ces différentes rencontres. Il y aura un rendu scientifique sur ce que nous avons présenté. »

Il a également souligné la volonté d’assurer une large diffusion de ces travaux pour qu’ils profitent à tous :

« Le rendu, peut-être dans quelques jours, quelques semaines… On va vulgariser, parce qu’il ne s’agit pas de faire ce genre d’événements pour les mettre dans les tiroirs, puisque eux, ils sont des spécialistes en matière d’enseignement, en matière de diffusion. »

Par cette initiative, Select Com pose les jalons d’une restitution méthodique de la mémoire culturelle guinéenne, marquant le début d’un travail de transmission essentielle pour les générations futures.

Aboubacar Fodé Bangoura